"Ma fille de 25 ans m’a dit un jour : « Maman, je ne veux pas d’un boulot qui détruise mon équilibre de vie. »
J’ai souri. Puis j’ai repensé à ces quelques dernières années passées au CJD Sud-Oise, où les chefs d’entreprise partageaient leur premier casse-tête : recruter. Alors que le chômage bat des records.

Coïncidence ? Non. Une génération qui ose dire « non » à un système qui ne lui convient plus.

Ils ne veulent pas tout révolutionner… juste respirer

On les accuse d’être capricieux. « Ils partent au premier désaccord ! », « Ils ne supportent pas la hiérarchie ! », « Ils veulent tout, tout de suite ! » Pourtant, ce qu’ils demandent, c’est bien plus simple : du sens, du respect, de la compétence chez les managers (et non une posture autoritariste) et la liberté de vivre leur vie.

Ils savent que le monde du travail a changé. Qu’un CDI à vie n’est plus une sécurité, mais parfois… une contrainte. Alors ils osent. Osent exiger des horaires flexibles. Osent quitter un job qui les épuise. Osent dire à leur manager : « Ce n’est pas comme ça que je vois les choses. »

Pourtant, leur départ n’est pas toujours un rejet. Parfois, c’est simplement la vie qui les appelle ailleurs : ils ont d’autres envies, continuent leurs études, bougent géographiquement, refusent de s’encrouter, ou ne voient tout simplement aucune perspective dans leur poste actuel.

Et si on cherchait des solutions ensemble ?

Plutôt que de subir cette « révolution » comme une menace, et si on en faisait une opportunité pour repenser notre façon de travailler ?

Prenons l’exemple d’une mairie de taille moyenne pour laquelle j’ai accompagné les services périscolaires qui peinaient à fidéliser leurs animateurs BAFA. Les jeunes partaient, non par manque de bonne volonté, mais parce que leur poste ne répondait plus à leurs aspirations : horaires incompatibles avec leurs études, manque de perspectives, ou simplement l’envie de ne pas s’enfermer dans un rôle sans évolution.

La question était : peut-on et comment les retenir ? Pas en leur imposant des contraintes supplémentaires, mais en comprenant leurs besoins et en coconstruisant des solutions avec eux.

Grâce à des ateliers de co-développement, nous avons pu identifier des pistes concrètes : réorganisation des roulements (pour plus de flexibilité) création de parcours de formation interne, et mise en place d’un système de mentorat pour donner du sens à leur engagement.

C’est là que des méthodes comme la facilitation ou le co-développement entrent en jeu. Ces approches, basées sur l’intelligence collective, permettent de :

Créer un espace sécurisé où chacun peut s’exprimer librement.

Mobiliser l’intelligence du groupe pour trouver des solutions innovantes.

Responsabiliser les participants, qui deviennent acteurs du changement.

Comment les mettre en œuvre ?

Organiser un atelier de co-développement :
Réunir des animateurs BAFA, des responsables et des élus autour d’une problématique commune (ex : « Comment rendre ce poste plus attractif ? »). Chaque participant apporte son vécu, ses idées, et le groupe travaille ensemble à des solutions concrètes et adaptées.

Faire appel à un facilitateur (moi donc :
Son rôle ? Guider le groupe sans imposer de réponse, en veillant à ce que chacun soit entendu. Le facilitateur aide à structurer les échanges, à désamorcer les tensions et à faire émerger des pistes d’action réalistes et partagées.

Expérimenter et ajuster :
Tester des solutions issues de ces ateliers (ex : horaires modulables, missions variées, parrainage) et évaluer leur impact pour les affiner en continu.

Pourquoi ça marche ?

Parce que ces méthodes ne se contentent pas de parler des problèmes : elles transforment les dynamiques en place.

Les jeunes se sentent écoutés et valorisés.

Les responsables comprennent mieux les attentes de leurs équipes.

L’organisation gagne en agilité et en créativité.

Et vous, ce sujet vous parle ?
On peut organiser une conférence pour en discuter, ou bien il vous pose problème au sein de votre structure.
Et si vous tentiez l’expérience de la facilitation ou du co-développement pour trouver des réponses adaptées à votre contexte ?